Interview : Théo Daumas, un enduriste breton autour du monde

Petit tour aujourd’hui du côté de la Bretagne pour découvrir une des pépites de l’enduro breton Théo Daumas qui a tous juste 19 ans a pour objectif de participer à toutes les manches des Enduros World Series 2016. L’équipe d’endurobike.com a décidé de vous en dire un peu plus sur ce jeune pilote.

1- Bonjour Théo peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour. Je m’appelle Théo Daumas, j’ai 19 ans et je suis étudiant en école de commerce du sport dans la région de Grenoble, au CNPC.

Je suis né à Aix-en-Provence, mais mon cœur est désormais Breton. Je vis en effet depuis 11 ans à côté de Rennes. 

C’est en Bretagne que j’ai commencé à rouler, il y a 10 ans. Les entraineur du VCSBetton m’ont transmis le virus. En clair : je suis passionné par ce sport.

Je suis un pratiquant inconditionnel de vélo, sous toutes ces formes, mais ma discipline de prédilection aujourd’hui est l’enduro.

2- Actuellement, tu es en 2e année de Bachelor management et commerce du sport au CNPC de Grenoble. Peux-tu nous en dire plus sur cette formation ?

C’est une formation en 3 ans qui vise à former des Managers/Chefs de Rayon/ Directeurs… de magasin, dans le domaine du sport.

J’ai ciblé le CNPC car je souhaitais faire un métier en lien avec ce qui me passionne. Le commerce et le sport, ça me parlait. 

Ma formation est intéressante car elle intègre des cours théoriques, mais également beaucoup de cours pratiques (Ateliers SKI/Vélo/Sports de montagne). 

Les intervenants sont principalement des professionnels ce qui rend nos cours très vivants. Le Directeur et les Professeurs nous encouragent à entreprendre et à nous engager. Les Enduro World Series seront ainsi intégré à mon projet scolaire.

Lors de ma formation, je dois réaliser des stages. En 1ère année j’ai eu la chance de le faire chez CycleBox à Chantepie à côté de Rennes, avec qui j’ai eu un très bon contact. 

Nous avons décidé de continuer à travailler ensemble pendant 5 mois cette année, de Janvier à Mai 2016.

3 – Plus tard, souhaites- tu travailler dans le milieu du cycle, ou voguer vers d’autres horizons ?

Pour l’instant je suis bien engagé dans ce milieu dans lequel je me sens à ma place. J’ai une grande motivation à travailler sur des sujets qui me plaisent. J’espère donc continuer dans cette voie.

Il y a un temps pour tout, mais pour l’instant je pense que j’ai des expériences et rencontres sympas à vivre dans le monde du vélo.

4 – Nous avons appris récemment que tu allais participer à toutes les manches des EWS 2016, dans quel état d’esprit te trouves-tu vis-à-vis de cette compétition internationale (angoissé, impatient, etc …) ?

Effectivement, je travaille depuis 2 mois sur le sujet. Je souhaite prendre le départ des 8 manches des Enduro Word Series en 2016.

Pour cela, il faut que je réussisse à réunir le budget nécessaire car le coût d’une saison est élevé. Je suis actuellement mobilisé sur la rechercher de partenaires. 

Une telle aventure engendre énormément de travail à réaliser, mais j’aime avoir des défis pour avancer. C’est une bonne source de motivation.

Je n’ai jamais pris le départ d’une compétition de ce niveau et ça m’occupe bien l’esprit. Ce n’est pas rien. Mais j’ai confiance en moi et je vais faire ce qu’il faut pour être prêt le jour J !


5 – S’engager sur une course telle que les EWS demandent un sacré bagage technique ainsi qu’une condition physique hors normes, comment vas-tu te préparer cet hiver afin d’être prêt le jour J ?

C’est le point le plus technique pour moi. La compétition commence fin mars au Chili et en Argentine. Je dois donc suivre une vraie préparation hivernale.

Je me suis rapproché de plusieurs Coach afin d’avoir les conseils les plus avisés sur comment me préparer physiquement pour une saison de World Series. Je suis sur le point de finaliser mon plan d’entraînement.

Pour ce qui est du bagage technique, je vais continuer à faire ce que je fais le mieux : rouler, rouler, rouler et rouler ^^. 

J’ai la chance d’avoir des amis qui sont de bons riders et avec qui on progresse à chaque sorties sur le bike.

6 – Sur quel vélo rouleras-tu ?

Jusqu’à aujourd’hui je roulais sur un Stumpjumper, une bombe qui m’a permit de réaliser de bonnes places sur quelques compètes ! Mais je pense que pour une saison d’EWS il conviendrait d’utiliser un vélo un peu plus ‘’gros’’ pour ménager un maximum le matériel.

Je vais donc piloter un magnifique Specialized Enduro Expert Carbon 2016 en 27,5 ! Il arrive à CycleBox dans quelques jours. 

J’en profite pour remercier CycleBox qui est mon premier partenaire dans l’aventure EWS 2016.




7 – Représenter la France et plus particulièrement la Bretagne et ces enduristes aux EWS te met-il un peu plus de pression sur les épaules ?

Je veux éviter de me mettre la pression, et je ne vais pas me la mettre mais c’est sûr que je suis fier de représenter la Bretagne. 

De plus l’enduro en Bretagne, je trouve ça génial. Les mecs (et les filles) qui roulent sont top et l’ambiance est vraiment trop bonne.

Si ma participation en EWS peut permettre de donner de la visibilité au circuit des Enduro Breizh Series, je serais vraiment satisfait. 

C’est certain que vous verrez le Gwen Ha Du sur mes vidéos 😉

8 – Pour en revenir un peu à toi, tu as pratiqué la DH et participé à quelques courses avec de bons résultats à la clé, pourquoi avoir arrêté et t’être mis à l’enduro ?

J’ai roulé pendant 4-5 ans en compétition et je continue à rouler en DH mais plutôt pour le plaisir maintenant, même s’il peut m’arriver de prendre le départ de certaines courses.

Il y a 3 ans, j’ai participé à mes premiers enduros et j’ai tout de suite eu de bons résultats. Du coup ça m’a motivé à persévérer.

L’enduro est la discipline qui me correspond le mieux. On découvre beaucoup de paysages différents, le terrain de jeu change à chaque spéciale et surtout, j’adore le pilotage à vue, sans avoir poncé la piste pendant 2 jours, avant de rouler le chrono.

Désormais, je favorise les courses d’enduro à celles de DH et j’ai fait pas mal de podiums depuis 3 ans dont une 3ème place en espoir au Roc D’azur cette année ! C’était vraiment top.


9 – Comment qualifierais-tu ton style de pilotage ?

Je suis sur mon vélo comme je suis dans ma vie de tous les jours : je m’amuse beaucoup !
Je pense que je roule de façon assez réfléchie. Je ne me lance pas n’importe où, ni n’importe comment. 

J’aime réussir à être le plus efficace en jouant un maximum avec le terrain. En enduro, c’est une qualité utile. Il faut savoir lire et utiliser le terrain pour ne pas se fatiguer inutilement.

10 – Sur quels événements ou spots nos lecteurs pourraient éventuellement te rencontrer ou discuter et peut-être partager un petit ride avec toi ?

En ce moment et jusqu’à décembre je suis sur Grenoble. Mais sinon le plus simple est de me croiser autour de Rennes, surtout dans la vallée du Boël où j’organiserai des sorties avec le magasin CycleBox tout les mardi ou mercredi à partir de Janvier 2016.

Niveau compétition, sur les EWS, mais sinon probablement sur les Enduro Breizh Series et peut être sur une manche des Enduro Series (coupe de France). 

Et pourquoi pas sur une manche de coupe de Bretagne de DH.

11 – Théo un petit mot pour clore cette interview ?

Déjà un grand merci à toi pour avoir consacré du temps à mon projet. J’espère pouvoir continuer à partager des infos, ça voudra dire que le projet voit le jour.

N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil à ma page FB pour suivre l’avancement de mon aventure ☺

À + sur les chemins !

Crédits photos : Flora Le Goue

Chain Reaction Cycles

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